Le vent

Publié le par minique

Carte des vents

 

 

Potentiel de production éolien (Lejeune & al., 2013) – Source ATM-PRO

 

D’après la carte des vents, le site d’implantation se trouve dans une zone favorable à l’implantation d’un parc éolien. Cependant, pour évaluer le régime des vents au niveau de celui-ci, la pose d’anémomètres sur une longue durée (par exemple, un à deux ans) peut apporter une information intéressante quant au potentiel éolien réel du lieu.

À noter que les vents dominants dans la région sont en provenance du Sud-Ouest. Une estimation plus objective par une rose des vents (qui indique la fréquence des vents suivant leur direction) s’avère indispensable.

Des alternatives en matière de puissance et de type d’éoliennes considérées doivent être intégrées à l’étude d’incidences.

 

Fonctionnement des éoliennes suivant la vitesse des vents

 

À des vitesses de vent inférieures à 3 m/s à hauteur du rotor (environ 10 km/h), les éoliennes ne tournent pas.

Vers 4 ou 5 m/s (15-20 km/h), elles entrent très progressivement en production.

Vers 8 ou 9 m/s (environ 30 km/h), selon les modèles, elles délivrent leur puissance électrique maximale.

Entre 10 et 24 m/s (environ 35 et 90 km/h), la puissance électrique reste globalement constante.

Au-delà, pour des raisons de sécurité, les éoliennes sont arrêtées.

L’effet de parc

 

Une éolienne freine obligatoirement le vent lorsqu’elle capte l’énergie de celui-ci pour la convertir en électricité. Il est donc important d’espacer les éoliennes autant que possible dans la direction des vents dominants, tout en tenant compte des coûts croissants (terrains, raccordement entre les éoliennes) qu’engendrent cet espacement.

En tenant compte de la rose des vents, de la rugosité du terrain (influence exercée par des obstacles, tels les arbres, etc.), de la distribution de Weibull (modèle général des variations de la vitesse du vent), du diamètre du rotor, les promoteurs sont capables de calculer la perte d’énergie liée à la proximité des éoliennes entre elles. En règle générale, cette perte est d’environ 5%.

 Le Cadre de référence stipule que, pour les parcs de grande taille, lorsque les interdistances suivantes entre éoliennes ne sont pas atteintes une étude d’effet de parc doit être réalisée :

  • sept fois le diamètre de l’hélice dans l’axe des vents dominants;
  • quatre fois le diamètre de l’hélice perpendiculairement à l’axe des vents dominants.

L’effet de sillage

 

Il y a toujours un sillage derrière les éoliennes, c’est-à-dire une longue trainée de vent plus turbulente et plus ralentie que le vent à l’avant du rotor.

Afin que les turbulences engendrées derrière chaque éolienne n’affectent pas trop la production électrique des éoliennes situées plus en aval, les promoteurs espacent généralement celles-ci d’une distance égale au minimum à trois fois le diamètre du rotor.

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